14 décembre 2009
The sins of the father
... Merlin, encore. La série dont on commence chaque nouvel épisode en fronçant les sourcils genre "c'est cucul quand même" avant d'être happé dans l'histoire et les conneries que vont pouvoir inventer Arthur ou Merlin.
Je suis ultra à la bourre dans mes épisodes, puisque j'en suis au 2x08.
Qui est, encore une fois, sacrément bon ! Même Emilia Fox/Morgause était presque agréable (plus en version tartinée de cambouis et armure qui fout la paté au blondinet de service qu'en version robe de carnaval faisant sa pseudo mystérieuse... ah, on me dit que c'est une enchanteresse et donc que c'est normal... bon.) et the witch Morgana (que j'aime bien, même si c'est juste une potiche) lui fait une bonne demie-soeur...
Bien sur, le fait d'en apprendre encore plus sur le passé trouble d'Uther est toujours un plaisir, mais la vraie révélation de cet épisode c'est...
Arthur.
Ben, oui, le grand dadais on savait déjà qu'on l'aimait bien (parce que c'était un grand dadais, justement, le genre qui atterit dans le fumier en tentant de s'evader de la chambre ou son papa l'avait puni poursuivre sa destinée), mais ce qu'on ne savait pas, c'est qu'il était capable d'être grand, et au passage d'ecraser son pauvre papa de toute sa noblesse en lui balançant ses quatres verités à la tronche.


"Ma, mon fils ! Tu me fais quoi, là ?"
Car, oui, soit Anthony Head est un acteur encore meilleur que ce que je pensais, soit Bradley James a vraiment du potentiel... (n'empêche, que le Head, il se tasse avec l'âge... pfff.)

Hum.
Bon, la noble colère princière passe du grandiose au ridicule quand il se met à baver en hurlant sur son père tout en lui chialant dessus... mais nous, on aime ce genre de scènes tragiques. Et celle-ci fait écho à cet épisode de la saison 1 ou Morgana tente de tuer Uther (décidement, il sait se faire aimer de ses enfants celui là, il a oublié combien de fois la lettre au Père Noël sur la table du salon ?), de manière plus puissante (mais ça, ça doit etre parce que Bradley est un meilleur acteur que l'autre magnifique bibelot). Bref, c'est fort, c'est puissant...
Et en même temps, ça reste Merlin, c'est pas bien fatiguant.
Epilogue : 
... et Morgause n'est pas contente, et Merlin est un "true ally in the fight against magic" (ou quelque chose comme ça). Et la petite poudrière qu'est Camelot peut continuer à grossir...
10 décembre 2009
Des bulles testées sur les anglais
... et dire que je devrais faire des trucs sérieux, des dissertations sur la dynastie Abbasside, ou éventuellement, moins sérieusement écrire une fanfic, mais en fait, j'ai la flemme. D'ailleurs, pour le prouver, je vais parler de...
Savon.
Enfin, pas comme ça. De machins qui servent plus ou moins à se laver (vous allez voir que cette définition recouvre pas mal de trucs). Depuis quelques temps je suis accro à Lush, cette marque de cosmétiques anglaise qui joue à fond la carte fraîcheur, nature, écolo, toussa (bon, je suis pas convaincue, malgré les sacs en papier recyclables et l'absence de conservateurs dans les produits).
Seulement, bon, déjà c'est anglais - donc, fun, coloré, et éventuellement carrément débi... délirant et de mauvais goût (un peu d'humour particulier sert également de valeur ajoutée sur les descriptions et étiquettes).
Et bien sur, TO-TA-LE-MENT inutile, mais les machins effervescents parfumés pour le bain, c'est internationalement reconnu pour ne servir à rien, c'est pas une spécialité british.
Lush, donc.
J'aimerais dire que l'enseigne flashy vous saute à la gueule comme un chat qui n'a pas bouffé depuis trois semaines...
... mais hélas, ce n'est pas vrai, car vous êtes prévenus au moins 10 bonnes minutes avant d'arriver, par l'odeur qui règne dans la rue/l'avenue/le boulevard/le quartier, couvrant même celles ô combien délicates du pot d'échappement ayant fraudé le contrôle technique et de la bouche d'égout qui reflue.
Si malgré tout ça vous franchissez quand même la porte, vous serez agressés par la même odeur de... euh, propre. A partir de maintenant, vous disposez de 4 minutes 43 secondes pour faire votre choix, avant de perdre définitivement votre odorat. Go !
Au Lush ou je vais parfois passe ma vie, les deux vendeurs (enfin la vendeuse et le vendeur très-mignon-mais-perdu-pour-la-cause-mesdames(1)) sont absolument adorables, bien qu'assez peu sensibles à mes blagues pourries de fin de journée, que pour des raisons de santé publique je me refuse à répéter ici. Ca donnerait presque envie de s'attarder un peu, mais le chrono tourne !
3min 24s
Rhaaa, la tête vous tourne ! tout est cher, mais tout à l'air marrant : vous testeriez bien la jelly violette pour la douche, le beurre corporel exfoliant à la mente, la barre de massage à paillettes, et au moins trois savons et une dizaine de machins petillants pour le bain, aux couleurs et aux formes toutes douces et attirantes...
2min 10s
Vous avez choisi un savon, 4 machins pour le bain, quand la vendeuse s'approche et vous demande si vous avez essayé les fondants pour le bain...
Bon, là, je vous donne la réponse : ça vaut pas le coup, ils sont plus chers et personnellement j'ai jamais réussi a en faire mousser un, mais après je suis ptetre pas douée...
1min 5s
Vous passez en caisse, votre carte bleue a un malaise (QUOI ? 20 euros pour juste ça ?) et vous partez en courant pour ne pas acheter le savon au miel qui vous fait de l'oeil depuis le début, le salaud, soutenu par son copain vendeur qui vous adresse un petit sourire en coin.
Ouf ! vous tiendrez bien un petit mois avant d'y retourner...
Bilan : le soir même, vous gaspillez beaucoup d'eau et de temps à mariner dans votre baignoire, sous l'oeil atterré de votre chat qui ne comprend décidément rien aux humains (mais ça tombe bien, vous ne comprenez pas tout à ces créatures non plus...)
Alors, qu'est-ce que j'ai testé ?
Essentiellement des machins pour le bain, des savons et deux-trois conneries.
Machins qui font fizz dans l'eau du bain
(Mes chouchous, pas économiques pour un sou... ~3.95€. Classés du plus chouette au moins intéressant)
L'avocat du diable : Testé récemment, et mon préféré pour l'instant : une odeur d'agrumes (un genre de télescopage violent de citron vert, bergamote et citronnelle), bien vivifiante comme il faut pour lire un manuel barbant et plein de dates plongé dans une eau verte translucide, avec des mini paillettes qui dansent un peu partout autour de vous... (ou alors, c'est des micro-micro gouttes d'huile d'olive, puisqu'il paraît qu'il y en a... aussi(2).). Bref, c'est comme de mariner dans de la kryptonite liquide, ou dans une potion magique, le genre qui vous attache un prince charmant pour les deux semaines à venir ou qui vous donne la connaissance universelle... 9.5/10
Bouboule : Il vous fait une eau blanche laiteuse subtilement parfumée (un peu trop subtilement pour moi d'ailleurs) a un truc indefinissable (vanille très très subtile peut être ? Y'a marqué Ylang Ylang)... Mais l'interêt principal, ce sont les petits bouts de beurre de cacao qui fondent et rendent l'eau de votre bain... bon, un peu grasse, mais agréable. Vous sortez de là tout doux et tout parfumé... et eventuellement avec le cheveux gras si vous n'avez pas pensé à vous les attacher. 8/10
Artifizz : Tout jaune avec des bonbons pétillants dedans (comme ceux dans lesquels on trempait notre sucette quand on était petits... je refuse toute tentative d'interprétation foireuse de cette phrase, je vous le dit TOUT DE SUITE) qui produisent de drôles de claquements au fond de la baignoire... En théorie parfumée au vin chaud, cerises et amandes, moi je lui trouve plutôt au coté pastille de vitamine C, avec une légère odeur de lait pour le corps. Étonnamment, c'est plutôt agréable... Seule bémol : la couleur de l'eau, le orange-rouille c'est pas glamour. 7.5/10
L'une de miel : Miam, on en mangerait. Il est censé contenir plein de trucs (du rhassoul et de l'aloe vera par exemple) mais je retiens surtout l'odeur genre vanille-caramel, bien plus agréable que le Vanille Fizz.
Bon, la couleur de l'eau est flippante. 7/10
L'amûre fou : Je ne trouve pas vraiment que ça sente le moindre fruit des bois, même avec beaucoup d'imagination... Mais ça sent pas dégueu... Et l'eau violette, c'est le kiff ! 6/10
Petite gâterie : Un "fondant de luxe pour le bain" ils disent. Beaucoup plus cher que les ballistics (les trucs qui font fizz) l'odeur sucrée de guimauve et la sensation adoucissante sont très agréables, mais ne justifient pas 2 euros de plus... 5/10
Poutoun : "Pain moussant" Aaaah... ça mousse. Rose. Ca sent même délicatement bon (quoique je vois pas ou ils ont été pêcher de la lavande)... c'est très, très agreable. Mais beaucoup trop cher pour UN bain moussant. Mieux vaut investir dans la bouteille... 5/10 (pour le prix. 8/10 indépendament)
Vanille Fizz : L'odeur est un peu entêtante, et a la fois moins riche et moins agréable que de la vraie vanille... ça reste sympa, mais dans le même genre (et pour la même couleur chelou d'eau) mieux vaut le L'une de Miel... 5/10
Un peu, beaucoup, passionnément : Ca sent bon, bien qu'un peu chimique... ça ne colore pas l'eau, ça parfume légerement la peau, ça laisse flotter des micro-boutons de rose marrons racornis dans l'eau, c'est un peu déprimant quoi... 4/10
Le grand bleu : Fallait vraiment être ANGLAIS pour inventer ça. Certes, c'est bleu. Certes, c'est même d'un assez joli bleu-vert. Mais a part ça... Une fois fondu, dans votre bain flottent des centaines de brins d'algues marrons et gluants, comme autant de bébé aliens fraichement éclos, qui vous frôlent le gras... brr. Quand à l'odeur... Ca sent la thalassotherapie, le sel stérilisé, le... enfinn ça fait peur quoi. 3/10
Sakura : Bon, ben rien a voir avec des fleurs de cerisier. Et rien que ça, c'est pas drôle. 3/10
Savons
(Un peu chers (~4.95€), mais durent aussi un peu plus longtemps que des savons normaux, alors...)
Porridge : Comme son nom l'indique, il sent un genre de mélange de noisettes, de caramel, de chocolat, de mélasse, de... enfin de petit déjeuner d'hiver quoi. Crémeux, agréable mais un peu entêtant. GROS bémol : les bouts d'avoine concassée deviennent vite chiants, car pas pratique, car se répandent partout sur le bord de la baignoire (et ça fait crade) et car conjugués aux cheveux (que j'ai fort long) finissent par boucher le siphon. 6/10
Rock Star : LA VACHE c'est rose. Je vous copie/colle la description que donne le site : "À
son odeur, on dirait qu’il a avalé des tas de bonbons, qu’il est tombé
dans un bac de crème glacée à la vanille, qu’il en est sorti, qu’il
s’est roulé dans du sucre glace et qu’il s’est enveloppé dans de la
barbe à papa" Je rajouterais, personnellement, qu'il s'est enfui d'Angleterre dans un camion de malabars de contrebande. Un peu entêtant mais marrant et agréable à utiliser (pas de bouts...) Évitez cependant de le laisser trainer sur votre bord de baignoire, sinon vous ne sentirez plus que lui, même en prenant un bain parfumé à autre chose... 8/10
Tsar des neiges (la photo): Je l'ai acheté parce qu'il était joli, bleu comme ça, en plus j'en ai eu un bout en forme de diamant (si on a vraiment bu et qu'on ferme un œil), quand il est tout mouillé il est un peu translucide, c'est shön. Au niveau de l'odeur je suis moins convaincue, ça m'évoque une ambiance de piscine soviétique surchauffée, de chewing-gum mâchonné dans un sauna, enfin bref, une odeur qui serait plus adaptée a une douche froide.
Mais en ce moment, j'ai pas le courage. 4/10
Bidules
(Trop chers pour pas grand chose)
Scratch ! : Un gommage au sucre pour les masochistes qui veulent un truc anti-cellulite. Je doit avoir la peau trop sensible parce qu'a chaque fois ça me laisse des griffures comme si mon chat avait fait du ski sur mes fesses... Bref, pas glop. Faites vous vos gommages vous-même ! 3/10 ; Prix : 4.90€
Copacabana (beurre corporel exfoliant): Ca, faut bien avouer que c'est pas mal du tout, dommage que ce soit si cher. Après la douche, sur peau humide, appliquez, massez, rincer : le beurre vous laisse la peau toute douce, toute hydratée. Bon, l'odeur est discutable. 7/10 ; 9.95€
Shimmy shimmy : Ils appellent ça une "barre de massage". Un petit machin de beurre corporel agréablement (et délicatement, c'est suffisament rare pour être souligné) parfumé, avec plein plein de mini-paillettes rose dorées. Difficiles à appliquer à sec, je vous conseille plutôt d'en faire un peu fondre dans votre bain, ou de vous frotter avec (toujours dans le bain) pour un effet plus discret et mieux répartit.
Et surtout, regardez la tête de vos draps/vêtements/chat le lendemain, ça vaut le détour. 7.5/10 ; 7.50€
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Pour rigoler : la liste des produits sur leur site (d'ou je sort les photos, passeukeuh j'ai pas envie de me faire chier a aller faire des macros de savons dans ma salle de bain)
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1 : 'fin il a l'air, j'extrapole. Pardon monsieur, c'est un genre de compliment. Si, si.
2 : "Ca, c'est une boisson d'homme"
09 décembre 2009
...
... personne n'en est mort. D'ailleurs vu que l'échéance s'avance à grands pas pour moi, quelque chose me dit que ce sera la cas aussi.
Si ça se trouve à la pharmacie, ils font des patchs...
22 novembre 2009
Joue avec Froz

Jeu : qu'est ce qui ne va pas sur ce panneau ?
16 novembre 2009
Waters of Mars
Je me sens pas capable de faire une longue review du dernier épisode de Doctor Who. D'autres le feront bien mieux que moi.
Juste, ça fait du bien de retrouver du bon Doctor Who, du tout en camaïeux de gris, quand ce qui ressemble le plus a du bon sentiment vous fait grincer des dents (parce qu'en fait... hum) et qui fait peur (la vache, oui !).
Le docteur est un salaud égocentrique, on le savait. Maintenant, lui aussi le sait, merci Adelaïde Brooke (d'ailleurs brillante, surtout après l'autre truffe jouée par Michelle Ryan...) Je suppose (j'espère) que ça va changer des choses dans la suite...
Thank you BBC.
Froz, que même le retour de John Simm ne pourra pas consoler du départ de Tennant.
06 novembre 2009
Thank you for the music
Thank you for the music, the songs I'm singing
Thanks for all the joy they're bringing
Who can live without it, I ask in all honesty
What would life be?
Without a song or a dance what are we?
So I say thank you for the music
For giving it to me
(La vache, citer ABBA en ouverture d'un article sur mes groupes préférés, c'est la honte en fait...)
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... Donc. Contrairement aux apparences, je ne suis pas fan d'ABBA, même s'il peut m'arriver de me trémousser bêtement sur Mamma Mia ou de chanter Fernando à en faire pleuvoir des grenouilles unijambistes.
Seulement, après moult péripéties à base de "merdeeeeeuh j'ai mal écrit l'adresse sur le formulaire !" j'ai enfin reçu mes billets pour aller voir Runrig en concert (à Glasgow en plein mois de décembre, si c'est pas du masochisme pur, ça...) avec Mrs. McAvoy qui est aussi suicidaire que moi. Et donc, je plane sur un nuage musical depuis deux jours (je fume des trucs aussi, je crois, à mon insu, genre des gobelets de café vides fourrés aux papiers de panini mozza...)
Suivant un cheminement de pensée qui m'échappe un peu, j'ai donc décidé de faire un article de blog sur mes trois groupes preferés de tous les temps (comprenez : ceux avec lesquels j'entretiens une relation d'amour fusionelle tous les matins via mon MP3, et ceux que je vais voir en concert dès que c'est possible) j'ai nommé, et dans l'ordre : Runrig, Marillion, Omnia. Je vous épargne les obscurs groupes/chanteuses russes que personnellement j'adore mais qui en général filent plutôt des boutons à la partie saine de l'humanité, et les vrais groupes ou artistes, enfin ceux que tout le monde connait.
Runrig

(Notez au passage que ces pauvres garçons se trainent les photos promos les plus hideuses de la création)
Ou, plus précisément : cliquez ici
Je crois que je me souviendrais toujours d'avoir découvert ce groupe en cherchant une bande-son pour une fic slash Stargate SGA (McBeck, précisément). Après, comment j'en suis venue à connaitre leur discographie par coeur et a frémir quand j'entend Loch Lomond, je ne sais pas très bien...
Un petit historique du groupe : fondé en 1973 (décidément une bonne année...(1)) par deux frangins plus-ecossais-tu-meurs (ils sont originaires du Sutherland, si vous savez pas ou c'est, en gros, c'est l'endroit le plus au nord avant les iles...), c'est d'abord un groupe de bal folk, qui fait des reprises de trads. Heureusement (pour moi, qui n'étais pas encore née) Donnie Munro les rejoint très vite, et le Run Rig Dance Band devient Runrig, groupe de pop-rock gaélique (ce qu'ils sont encore aujourd'hui). Depuis 1973, les membres ont fluctué, seuls sont restés les deux frangins d'origine, Rory (Roderick de son petit nom) et Calum MacDonald. Même Donnie Munro, le chanteur si charismatique, a été remplacé par le canadien Bruce Guthro.
Runrig, c'est le kitsh et le patriotique sans complexe, du gros clavier 80's (ils ont encore des crises, mais moins), des tambours, de la cornemuse électronique, et surtout, une musique qui prend aux tripes, écrite par les frangins MacDonald en anglais ou en gaélique et interprétée, soit par la voix de Donnie Munro (grave, profonde, puissante... je m'en relève jamais) soit par celle de Guthro pour les morceaux plus récents (j'aime bien aussi, on a l'impression de sirop d'érable sonore, c'est réconfortant comme un bon bain). Leurs thèmes de prédilection, outre l'Ecosse, omniprésente, ou les pays d'immigration écossaise (les Etats-unis, le Canada) sont la nature, le passé, la guerre, l'amour... je vous dit : aucun complexes, ils vous font du guerrier celte, du larmoyant amoureux et de la chanson écolo dans le même album sans sourciller.
(En photo, Donnie Munro, qui en vrai est beaucoup plus laid que ça... et en plus maintenant il se fait VRAIMENT vieux)
Et, bien sur, ils sont très bon sur scène, mais le spectacle est aussi dans le public, qui amène les drapeau de son pays/sa région d'origine, et qui chante. Tout. Qui a les bons gestes tous en même temps. C'est un peu la messe, quoi...
Ils font quoi ces gens ?
Avec Donnie :
Loch Lomond (LA vidéo la plus culte, je crois)
Alba (le clip original, LA vidéo la plus kitsh, la choré de Donnie est a tomber par terre)
Avec Guthro :
... et tellement d'autres. Toutes leurs chansons ont un petit quelque chose d'unique, la plupart sont vraiment belles, et ça vaut vraiment le coup d'y regarder d'un peu plus près...
Un site génial avec TOUTES leurs paroles, et les traductions de celles en Gaélique en anglais
Marillion

(Finalement, ça doit être un truc de britannique, les photos promos façon chasse aux champignons...)
S'il existe un opposé à Runrig (mais pour ça ça voudrait déjà dire que
Runrig est un groupe comparable, donc normal) c'est Marillion. Issus, eux, des 80's (Script for a Jester's tear, un bijou, sort en 1983), ils font du pur rock progressif, à grand renfort de plages de clavier hyper sophistiquées(2) et de textes léchés (à part quelques erreurs de parcours, genre No one can : no one can take you awayyyyyyy from me noooooowwww, no one caaaan... c'que c'est mièvre !). Encore un groupe qui a connu deux chanteurs successifs, et qui se sont relevés malgré le départ d'une personnalité extrêmement charismatique. Pour Marillion, il s'agit de Fish, l'interprète assez inoubliable des premiers albums : Forgotten Sons ou He knows you know sont deux morceaux d'une force rare, et Brave reste pour beaucoup le meilleur album du groupe (pour moi c'est Marbles, d'ou est extraite Invisible man) ou il arrive a mélanger rage et douceur de manière hypnotisante. Steve Hogarth (a.k.a mr. H, en photo à gauche(3)) qui a prit le relais est dans un style très différent, beaucoup plus doux et touchant (enfin, sa voix) et depuis le temps, il a su mettre sa griffe (à tel point que Marillion sur scène est certes exceptionnel, mais surtout grâce à lui qui fait... euh, faut bien le dire, n'importe quoi. Vestimentairement parlant, surtout :

(Notez les pieds nus et le vernis à ongles noir... Origine de la photo)
Mais aussi dans son jeu scénique, sans parler des moments ou il s'arrête pour discuter de trucs... hum, qui lui sont propres.
Bon, et à part ça, ils font quoi comme musique ?
Avec Fish :
Avec H :
The invisible man (ma preferée, je crois, avec Forgotten sons... je la trouve magnifique, et retournante les paroles ici)
Happiness is the road (avec les sous titres en Tchèque, oui, je sais...)
Note : il faut écouter en entier, ou n'écouter que la fin... ce sont des morceaux très longs, qui évoluent, et le final (notamment de The invisible man ou Happiness is the road) est souvent (à mon avis) la meilleure partie.
Omnia

(Les plus belles photos de concert que j'ai jamais faites sont celles d'Omnia, à Mons, Belgique, dont je vais me servir abondamment pour cette partie, parce que je suis assez fière de moi, faut bien le dire)
Et maintenant, l'ovni des ovnis, le groupe de pagan-folk néerlandais. Les deux loupiots en photo, Steve Sic et Jenny, sa douce épouse, forment le cœur du groupe, qui donne dans tous les genres celtico-barbaro-naturo-gothico-authentico-pagano musicaux imaginables. Jusqu'à très récemment ils ne jouaient que sur des instruments "traditionnels" (avec quand même une notable exception pour le didgeridoo à coulisse en tuyau plastique), principalement harpe, bodhran, flutes, guitare, bombarde, didgeridoo, mais récemment une batterie à été ajoutée, et ô suprême horreur, un piano. Bon, on les aime quand même, même s'ils se prennent un peu pour des dieux ces temps-ci, et qu'ils sont passablement exécrable en temps qu'êtres humains... après tout, on est la pour la musique (et aussi parce que le Steve il pète grave la classe avec ses peintures de guerre et
son sourire de renard tout droit sorti d'une fable).
La musique qu'ils font prend aux tripes, comme celle de Runrig et de Marillion d'ailleurs, mais à un degré différent, plus profond peut-être (4)... ou pas, tout dépend de votre humeur. Mais si vous êtes en mode nature, retour aux sources, inadapté à la vie moderne, si vous êtes vraiment furax, si vous avez une sensibilité un peu forte qui vous fait vous immerger dans un monde imaginaire, ou tout simplement si vous êtes en train d'écrire une fic (aheeeem), alors il y a de forte chances pour que la musique d'Omnia résonne dans votre poitrine.
La voix de Sic n'a pas grand interêt, à part qu'elle est jolie, profonde, et qu'il chante juste (c'est déjà pas mal), sauf lorsqu'il se lance dans des chants diphoniques (deux voix en même temps, dont une venant du fond du ventre, une technique principale connue dans les chants mongols) avec Luka, monsieur didgeridoo (entre autres). Là, vous avez l'impression d'être a plusieurs milliers d'années de la salle de concert. Mais la voix de Jenny, c'est autre chose. A première vue, cette frêle, rousse et délicate créature jouant de la harpe ne semble pas capable de hurler des chants de guerre celtes... ben si. Et bien plus. Elle fait vivre les chansons, comme une sorcière scandant des formules magiques (avec conviction, hein, on est pas dans Merlin). Le mélange de sa voix à elle, de celle des garçons, des instruments et du choix des chansons, leurs compositions et les reprises de morceaux traditionnels à leur sauce , tout ça fait d'Omnia un groupe vraiment à part, et il n'est pas étonnant finalement qu'ils aient le statut de chefs de file du mouvement pagan. Leurs thèmes de prédilection , sans grande surprise, sont la nature et les mythes en tout genre.
Et on peut écouter ?
Niiv (Hypnotisante)
Wytches Brew (Leur version des sorcières de Shakespeare)
Etrezomp Ni-Kelted (s'ils ont un tube, c'est celui-ci)
Morrigan (tenez jusqu'à la fin : c'est ça, le chant de guerre)
Alive ! (Une ode à la nature, pour se mettre de bonne humeur)
Celles-ci et d'autres à télécharger sur leur site officiel
Bien sur, je ne précise pas que tous ces groupes sont aussi d'excellents musiciens, de vrais artistes, pas seulement des voix et des choses qu'ils font ressentir. Mais après tout, l'un ne va pas sans l'autre, non ?
Par ailleurs, désolée de ne presque jamais avoir mis les clips originaux, mais, j'ai choisit des chansons qui soit n'étaient pas les singles, soit, dans le cas d'Omnia, ne risquent pas d'en avoir, vu que le groupe n'en fait pas, point.
Froz, groupie un jour...
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2 : Et là, normalement, vous commencez à vous rendre compte que j'adôôôôre le clavier...
3 : Cette photo est de moi, mais ce soir là les lumières étaient très douces et j'étais loin, ce qui explique la qualité merdique.
4 : J'ai pas osé marquer un truc du genre "au plus profond de votre être, dans votre partie sauvage oubliée" mais parfois c'est un peu comme ça que je le ressent *se cache*
02 novembre 2009
...
Dans la liste des mots clés :
... je serais vous j'essayerais pas.
... les gens me font peur.
01 novembre 2009
Your wife is a troll, sire
Un petit update quand à l'article sur cette série merveilleusement kitsh/gentille/slash/délirante qu'est Merlin : ces deux derniers samedis ont été diffusés les deux épisodes "The beauty and the beast Part 1 & 2", dits "You-wife-is-a-troll-sire", et, bien sur, plutot que de faire des trucs sérieux, des commentaires de textes antiques (Xenophon,
à nous deux !) ou médiévaux (Charles, que tu sois Magnus, Gros, Chauve,
quelque soit ton numéro... j'arrive !) j'ai passé l'aprem a les mater, vautrée sous la couette.
Et j'ai ricané comme une vraie... truffe. Surtout le second épisode, qui pousse le débile encore plus loin, le summum étant probablement le passage hyper romantique ou Uther renverse sa troll de femme sur le grand lit à baldaquin en grognant d'anticipation, le tout sur fond de musique dégoulinante... Sarah Parish avait déjà brisé toute image un tant soit peu féminine en rotant, petant et tordant sa bouche d'une manière que personnellement je considère digne de figurer aux jeux olympiques, mais le pauvre Stewart Head a trouvé le moyen de s'enfoncer encore plus profondément dans son rôle de roi de série Z, ferme, rigide (voir psychorigide) mais juste... et éventuellement un peu gaga. Même le dragon de service, cette noble créature millénaire, a failli s'en étouffer avec son propre kerosène, c'est vous dire...
Bon, on passe le passage hyper-emotionnant ou Arthur fait preuve d'un cœur bon et juste, se dressant contre des lois abusives sussurée par sa trollesque belle-mère, ou celui ou l'amour que lui voue son père finit par triompher du maléfice : c'est aussi pour ça qu'on regarde Merlin, pour pas se fatiguer les neurones.

(Et non pas, bien sur, pour ça)
"I... thought it was time for a hug ?" "Oh no no no no no !" "No."
(Ni pour ça)
... tout ça pour dire que ça rattrape ma terrible deception due aux trois derniers épisodes de Kaamelott diffusés hier soir, et dont je ne veux pas parler, à part ces quelques mots : long, chiant, mal fichu, long, chiant.
Froz, BBC girl.
11 octobre 2009
VDM 2
Suite à une fin de semaine de merde, dont le point d'orgue a certainement été le moment ou ma jupe préférée s'est coincée dans un escalator et ou j'ai montré ma culotte à pas mal de monde le temps que les pompiers viennent la couper (la COUPER ! snif !), je m'interroge sur ce que nous appelons parfois la loi de Murphy, mais qui pourrait tout aussi efficacement être nommée "aérodynamisme de la tartine beurrée" ; "Loi de l'emmerdement Maximum" ; " loi des séries" ou encore "loi du chauffe-eau en panne à 6h du matin", et dont les principes (du moins tels qu'acceptés par le grand public) sont les suivants :
- Si quelque chose a une possibilité de mal tourner, elle tournera mal/S'il y a UNE façon de mal faire, soyez sûr que quelqu'un l'emploiera.
- Si une tuile vous tombe sur le coin de la gueule, ce n'est que la première (et la prochaine sera peut-être un parpaing).
Maintenant, si on se creuse la tête deux minutes, il y a des explications rationelles :
- Simple question de statistiques : plus il y a de gens qui font quelque chose, plus quelqu'un risque de se tromper (et ptet' ben que ce sera vous...). Sans parler du fait qu'on ne relève que les trucs qui ne marchent pas : vous vous souvenez, vous, de la dernière fois que vous ne vous êtes PAS prit le pied dans un meuble ?
- Là, on tombe dans le subconscient, un léger fond de superstition sur lequel vient se greffer le manque d'assurance déclenché par la premiere tuile, et une analyse aigue des moindres petites choses, qui vous font parfois monter en mayonnaise des trucs insignifiants.
BREF. Ceci analysé, est-ce que quelqu'un peut m'expliquer pourquoi vendredi dernier, j'ai successivement coincé ma jupe dans l'escalator, oublié ma bouteille d'eau dans les toilettes d'une école qui n'est pas la mienne, prit la sauce avec un pull en cachemire dans les mains et terminé le tout en beauté en rêvant de deux de mes amis (masculins) en train de se rouler des pelles ? (experience beaucoup plus traumatisante que vous ne l'imaginez, si vous saviez de qui je parle...)
=> conclusion : c'est pour ce genre de journée que le nutella, les chats, les jules et les bains chauds sont faits...
Froz, qui n'a quand même pas une vie bien traumatisante...
04 octobre 2009
Thank you BBC
Premièrement : j'ai décidé d'attaquer un blog de couture pour les nu.... les gens moyennement doués, comme moi quoi.
(Notez la bannière de la mort).
Il n'y a que quelques articles pour l'instant, mais je compte y poster assez souvent des costumes pas à pas, des trucs de couture (dans les limites de mes maigres connaissances). Voilà. Maintenant vous connaissez deux de mes principaux travers : le slash... et la couture.
Deuxièmement : MERLIN.
Merlin, c'est l'archétype de la série qui devrait pas me plaire : c'est gentillet, c'est des grosses vannes faciles, les acteurs sont tous à peine sortis de l'adolescence (enfin... euh... sauf pour Richard Wilson et Anthony Head quoi), les ressorts sont lourdingues, les costumes donneraient de l'urticaire aux archéologue du monde entier, et c'ets tourné dans un château moche.
Français, certes, mais moche. Pierrefonds, Picardie, pour info.
Seulement, à ma grande surprise, moi qui vous le savez suis d'un gout irréprochable en matière de séries TV *se jette des fleurs, merci, merci* je me suis prise au jeu...
Certes, la BBC (et les fictions angliches en général) nous avaient habitués à des séries originales, bien
ficelées, réaliste sinon dans le propos, du moins dans le traitement (voir les gueules des persos secondaires dans Ashes to Ashes ou Torchwood : c'est des vrais gens, pas des statues de cires américaines...), avec une certaine sensibilité, un coté très humain et très fin dans l'analyse des sentiments (en gros : le héros à cause de qui son coequipier vient de mourir ne va pas recevoir les lauriers tout souriant... il y a des CON-SE-QUEN-CES.) et j'en passe.
Mais la BBC a aussi créé la série la plus débi... déli... démen... enfin, Doctor Who quoi. Donc, quand on les sait capables de ça (et malgré tout le bien que je pense de DW, qui est ma série préférée de tous les temps, et qui est d'une finesse remarquable) donc...
Merlin est plus ou moins l'équivalent du Robin Hood de la même chaine (que je n'ai pas vu, alors je ne m'étendrais pas sur le sujet) et le concept est : la jeunesse de Merlin, Arthur, Gwen/Guenièvre, Lancelot (qu'on voit pas souvent : c'est déjà un chieu... chevalier errant), Morgana etc à Camelot. Sous le règne d'Uther Pendragon, le magistral Anthony Stewart Head (qui devrait déjà être canonisé, si on me demandait mon avis - mais on te demande rien ma grande). Déjà, première (d'une longue série) entorse au tronc commun de la légende, Arthur et Merlin on le même âge (et Uther est encore en vie, et Gwen est servante au château, et Morgana est gentille... bref). Je passe sur les costumes, le château, toussa, toussa...
MAIS, mais... c'est addictif ce truc.
Parce que... parce que finalement les trucs gentils, on aime bien. Parce que les épisodes quisuivent sans honte les ressorts des contes populaires, avec chevaliers mystérieux, tournois, sorciers avec formules magiques compliquées, bêtes magiques dans la forêt, on aime bien. Parce que les vannes lourdes, on aime bien. Parce que les personnages sont tous sympathiques. Parce que Bradley James a beau être un horrible bellâtre blond, on l'aime bien. Parce que Merlin a l'air éperdu d'admiration et d'amour pour Arthur 24h/24, et que ça aussi on aime bien.
Et parce que Anthony Stewart Head, on l'adore.
Froz, 12 ans et demi. A peu près.








