Moy dorogoy Vahtson !
Alors, déjà, monsieur mois-de-février :
Vitaly Mefodievitch (!) Solomin, 1941-2002
[fangirl] Cet homme m'a l'air d'un improbable croisement entre Colin Firth, Martin Freeman, et un prof d'histoire sexy. Je suis amoureuse. [/fangirl]
Ensuite, qui est Vitaly Solomin ? Ben c'est un acteur soviétique, qui entre 79 et 86 a tenu le rôle de John Watson dans une adaptation soviétique des aventures de Sherlock Holmes par la Lenfilm. Et là, cet article devient n'importe quoi.
La saison 2 de Sherlock BBC vient de s'achever dans les larmes et les "I believe in Sherlock Holmes, Richard Brooke was a fraud", le film -que je n'ai pas encore vu- est terriblement américain, j'ai déjà lu trois fois l'intégrale des oeuvres de Conan Doyle, et ma moyenne de russe ce semestre frise les températures hivernales de Mourmansk : et si je me matais les 10 épisodes de Sherlock version sov.
Méouibiensur.
Je ne vais pas raconter dans le détail ce qui se passe dans les trois premiers épisodes que je viens de voir (bon, les 4 premiers, oooookay.) mais plutot livrer mes impressions à chaud (je viens de finir "The mortal fight", qui correspond à "The final problem" et aux chutes du Reichenbach, ça me parait une bonne césure).
Premièrement, ça parle russe. Et ça c'est bizarrement pas dérangeant DU TOUT, meme si je pige a peu près un mot sur deux, les sous-titres sont la pour aider. Et au bout d'un moment on s'y fait, tellement l'ambiance Londres victorien fantasmé est bien restituée (façon 70's-80's, évidemment, c'est parfois assez clichéesque).
Deuxiemement, Vassily Livanov (Sherlock) et Vitaly Solomin (John).

"La terre. Tourne autour du soleil." "Admettons." "Mon dieu."
Rien à dire sur Solomin, qui est juste choupi à souhaits, vaguement creepy de temps en temps (Watson, c'est quand même un nounours avec un entrainement militaire, comme dirait Martin Freeman "I was a soldier ! I kill people ! "You were a doctor !" "I had my bad days !".) et qui a une façon de faire "mmhhh-mmhh" dans une imitation terriblement russe du flegme britannique que j'ai envie de l'adopter et de le glisser dans ma trousse pour me remonter le moral pendant les partiels. Grouuuh.



(Allez savoir pourquoi, quand il s'agit de Watson je fais toujours des caps aux moments les plus inoportuns.)
Vassily Livanov, qui joue bien aussi, incarne en revanche un Sherlock plus proche du gentil tonton un peu fou que de l'oncle maboul et glauque qu'on oublie toujours d'inviter aux baptêmes, des fois qu'il ne jette un sort sur le gosse. Et puis, censure oblige, il ne se drogue pas (a moins qu'il ne mette des choses bizarres dans sa pipe).



Il a quand même veuh-gra la classe.
A part ces deux là, notons une Mrs. Hudson charmante et pas ennuyeuse sur les activités chelous de ses deux locataires (le monogramme de la Reine Victoria sur le mur ? Au pistolet ? Des broutilles), un Mycroft délicieusement venimeux, très différent du clown coincé de Mark Gatiss (c'est affectueux)
et un Lestrade d'un ridicule achevé, plus fidèle au personnage de Doyle que dans d'autres adaptations.
D'ailleurs, d'une façon générale, cette adaptation est une des plus fidèles que j'ai vues, même dans celles qui placent effectivement les deux compères au XIXe, les personalités des personnages sont bien respectées (même si Sherlock n'est pas assez flippant à mon goût), surtout Watson, qui est devenu mon Watson preferé EVER.
En revanche, y'a des trucs à la limite de l'insoutenable. Premièrement, la musique omniprésente. J'ai envie de glousser a chaque fois qu'un grand "TA-DAM" ponctue une action. Deuxièmement, les actrices féminines, à part Mrs. Hudson, ont globalement l'air de sortir d'un western spaghetti des années 60 tellement elles jouent mal.
En fait, a part Mycroft et Lestrade, les personnages secondaires jouent mal. Moriarty s'en tire non sans ridicule

Vous êtes-vous déjà demandé à quoi ressemblerait le fruit des amours interdites de Quasimodo et d'un crapeau, à qui on aurait planté un balais dans le fondement pour qu'il tienne plus droit ? Ben maintenant vous savez.
Plus jamais, jamais je ne me plaindrais du jeu d'Andrew Scott dans la série BBC. Le passage aux chutes du Reichenbach est absolument abominable. C'est long. C'est long. C'est looooong.
Et le desespoir de Watson quand il se rend compte que son mari copain est mourru est gâché par le patron de l'hotel qui vient hurler avec conviction - mais aucune crédibilité - combien Sherlock était un grand homme. Mais laissez chialer John tranquille bordel !
Le reste de l'épisode est du même acabit, la suisse vue par des soviétiques en 81 ça vaut son pesant de saucisse fumée.
A part ça, comme toutes les adaptations de Sherlock Holmes, c'est d'une heterosexualité transcendante :
Bref, c'est une bonne série, avec les défauts d'une production 70-80's, mais pas tant que ça finalement. Les deux acteurs principaux sont bons, on sent que leur complicité est sincère, le texte et l'atmosphère de Doyle sont respectés, ce qui fait qu'on rigole quand même pas mal, et c'est souvent voulu de la part des scenaristes/acteurs, rendons à Sherlock ce qui est à Sherlock.

Plaque moi contre un chesterfield et insulte moi en anglais avec un accent russe à couper au sabre.

Bon, ok, j'avoue, Vassily Livanov aussi je le trouve cute. Je serais damnée.
Froz. Элементарно, мой дорогой Ватсон.
Novembre
Parce que le 29 novembre, c'est toujours novembre...
Novembre - Ricky Wilson
Je sais, je sais, le bon gout anglais n'a pas de limites. Et puis, j'avais pas d'idées : je pouvais pas faire comme tout le monde et choisir Ryan Gosling (mais comme je suis faible, j'en profite pour poster une photo quand même :)
Voilààààà, ça c'est fait. Et Mrs McAvoy m'a expressément défendu de choisir Nathaniel Parker, je vois vraiment pas pourquoi. Vraiment pas.
Ce fut donc Ricky Wilson, dont j'ai déjà parlé ici, chanteur du groupe Kaiser Chiefs et grand malade mental de son état. Comme je vais au concert ce soir hurler ma groupitude sous l'oeil atteré de l'Homme, j'ai trouvé ça thématique.

(Placement de produit, oui, mais lequel ?)
(Toutes les photos de Kaiser Chiefs viennent du FlickR dePeanuts Kaiser Chiefs)
Froz, qui un jour écrira des articles avec des trucs dedans, et pas juste des photos de blonds.
edit post-concert : Donc, j'ai des bleus partouts pour m'être battue avec 250 groupies, plus de cordes vocales pour avoir tenté de rivaliser avec elles, mais c'était bieeeeeeen. Pourtant, quand on est arrivés une petite heure en avance, la salle était quasi-vide (30 personnes à tout péter, sans déc' !) et on a eu un poil peur. Mais une fois passé les DEUX premières parties (DEUX quoi, DEUX ! dont une plutot sympa, Transfer, et une dramatique a base de chanteur prépubère) la machine Kaiser Chiefs s'est mise en marche, avec nous au deuxième rang. Comme d'hab, tous les musiciens très bons, Ricky survolté (je le soupçonne d'être totalement hyperactif) qui a donné de son corps et sa personne, se baladant au milieu de la foule, se laissant tripoter, se dehanchant de façon honteuse et grimpant sur les balcons pour chanter un pied dans le vide.
J'ai déjà fait des concerts violents, la Main Stage du Sziget au deuxième rang, trois ans de suite - dont deux fois avec 30 Seconds To Mars, le truc auquel on survit pas normalement, Iron Maiden à Bercy ou il a fallu m'évacuer, mais là c'était presque pire...
Miaou.
Octobre
OCTOBRE - DAN STEVENS
Dan Stevens est qualifié - par Hollywood et les journaux qui n'ont rien de mieux à faire - de nouveau Colin Firth. Alors, bon, outre que pour moi Colin est irremplaçable, ensuite, qualifier quelqu'un de "nouveau Machin" sous pretexte qu'il est aussi distingué, avec une elocution aussi parfaite et un cerveau qui fonctionne correctement, je trouve ça un poil léger.
En plus, Colin a les yeux verts-noisette, alors que le premier truc qui frappe chez Dan Stevens, c'est quand même :
Bref, donc, ce monsieur qui est relativement jeune (cru 1982) a joué dans une adaptation BBC de Raison et sentiments en 2008 (il y jouait Edward Ferrars, en plus...) et plus récemment, un des personnages principaux de Downton Abbey.
Ici, je suis obligée de faire une parenthèse sur Downton-que-cette-série-elle-déchire-trop-le-string-de-son-balrog-avec-les-dents. Downton Abbey, c'est le nouveau soap historique britton. Et donc, comme c'est britton, c'est admirablement bien filmé, avec des couleurs et des décors/costumes sublimes, des acteurs extrêmement justes et jamais too much, et des rebondissements qui eux le sont parfois, mais qu'on avale avec joie. Et on en redemande. C'est la vie dans une grande propriété anglaise entre 1912 et 1914 (saison 1) puis pendant la guerre (saison 2), la vie des maîtres, des domestiques, les interactions entre les deux. Des histoires d'héritage à la Jane Austen qui prennent un sérieux coup de dépoussierage, quand le chauffeur (Allen Leech, alias Aggrippa dans Rome) déclare sa flamme à la benjamine de la famille, quand un des valets de pied roule une paloche au duc de passage, et va fumer une clope dans la cour avec sa bestah
Et bien sur, il y a le couple "vont-ils finir ensemble, malgré le fait qu'elle soit conne, qu'il soit con, et que ce soit la guerre ?".
Une des expressions favorites de Matthew Crawley/Dan Stevens : le monstre marin hors de l'eau.
Voilà, cette parenthèse pub refermée, revenons à nos moutons. Dan Stevens a grandi dans une famille d'enseignants, après avoir été adopté. Selon ses propres dires, il a passé une scolarité aussi brillante que
socialement catastrophique, avant de jouer Macbeth à 13 ans, et de faire des études de langue anglaise à Cambridge. C'est de la que vient son coté posh (snob), il parait, c'est pas d'origine. Donc ce monsieur est absolument brillant, en plus d'être quand même sacrément gâté par la nature et porter le trois-pièces et la montre à gousset comme personne.
Un petit exemple de sa prose sur le site du telegraph, ou il explique qu'en fait, Downton ça marche parce qu'il y a des uniformes. Sinon, il aurait un twitter aussi, mais moi pas, donc je n'ai pas été vérifier...
Froz, qui (il parait) a un mémoire de 100 pages à rendre.
Je suis une féministe en corset
Photo (c) Mrs. McAvoy, retouches maison.
Jusqu'à assez récemment, je ne me considerais pas comme féministe. Par ignorance, par flemme, ou parce que je pensais vivre dans un monde de licornes et de poneys, sous pretexte que je viens d'une famille de gens intelligents et que je vis avec des gens intelligents (normal, je les ai choisis *se lance des fleurs*). Puis, un jour, j'ai lu cet article, par Maïa Mazaurette. J'aime beaucoup ce qu'elle écrit, ce n'est pas toujours transcendant (il en faut, aussi), mais sa vision libre et fraiche de la sexualité me correspond tout à fait. Mais on s'éloigne du sujet.
Cet article est assez juste : j'ai donc découvert qu'en fait, j'étais féministe, et ce depuis toujours. J'ai aussi découvert que ce n'était pas le cas de toutes les femmes normalement constituées vivant dans un pays dévelloppé au XXIème siècle, et ça, ça fait mal. Ce qui revient souvent, ce sont des critiques envers une minorité hargneuse de féministes médiatiques, qui sont considérées comme "la vieille école" du féminisme, anti-hommes, anti-sexe, et menant des combats jugés ridicules et mal placés.
Ca, ca doit rester un avis personnel, sur une frange particulière de féministes. Quand à juger leurs combats idiots, c'est à chacun de voir, moi même je ne suis pas toujours d'accord, parce que je pense qu'il y a d'autres priorités, moins symboliques mais plus pratiques (l'égalité des salaires, anyone ? des attentes envers les enfants, la maison, la carrière ?). Pour ce qui est de leur hargne, eh bien là, je suis désolée, mais oui. Il faut être hargneuses. Parce qu'il n'y a que ça qui marche. Et il faut bien que certaines assument ce coté presque ridicule, qui permet de donner de la visibilité (quoique mal répartie) à toutes.
Après, le féminisme d'aujourd'hui, ce n'est pas les Chiennes de Garde. Le féminisme d'aujourd'hui, celui que toute femme ou homme intelligent doit revendiquer - ah, oui, ai-je précisé que comme le féminisme consiste à réclamer une égalité hommes/femmes, ces messieurs ont tout autant le droit/devoir que nous de s'y coller, et certains le font - c'est un féminisme de tout les jours. Les féministes d'aujourd'hui sont féminines, aiment les hommes ou les femmes, ou les deux, le sexe, le maquillage, lire courrier international, des essais sur le futur économique des républiques d'Asie Centrale aussi bien que des romans à l'eau de rose et s'acheter des chaussures.
C'est refuser d'accepter toutes ces petites choses qui ne paraissent rien, mais qui veulent dire beaucoup. "Non, je ne vais pas mettre une jupe, on va me regarder. Non, le porte-jaretelle, ça fait pute. Non mais c'est bon, je sais que je gagne moins qu'untel, mais je vais pas me plaindre, déjà, j'ai un boulot. Celle-la, c'est une allumeuse, pas étonnant qu'on la klaxonne dans la rue (et bientot, en exclusivité : "elle l'avait cherché"). Il faut bien que je fasse tout le ménage, mon copain ne sait pas le faire. Je devrais choisir entre ma carrière et ma famille, c'est évident." etc, etc, etc. STOP.
Je porte ce que je veux. Je le revendique. Pour moi, mettre une robe, un porte-jaretelle, un corset, des bas coutures, me maquiller, un decolleté, des talons rouges de 10 cm, c'est mon droit. (Pas forcément tout en même temps, sous peine de ressembler à un clown. Mais ça c'est une appréciation purement esthetique...). Sourire à un homme que je trouve séduisant, c'est mon droit, pas une autorisation à l'abordage bourrin. Dire "non" à quelqu'un ne doit pas entrainer d'insultes. Une femme doit avoir le droit de faire ce qu'elle veut, pour elle, pour la personne qu'elle veut, sans que le monde entier se sente autorisé à donner un avis.
De même, une femme qui a envie de trainer en jogging, un dimanche ou toute sa vie, qui ne veut pas d'enfants, ou qui au contraire rêve d'être femme au foyer, et que sais-je encore : c'est PERSONNEL. Ca ne regarde qu'elle. On peut se mentir, se dire que ça regarde aussi son compagnon, ses parents., sa patrie si vous êtes enervés.. mais c'est faux. Ca ne regarde qu'elle. Et ça ne l'empêche pas d'avoir des idées, merci bien.
Etre féministe aujourd'hui, c'est asséner des évidences et découvrir que ce n'en sont pas pour tout le monde. C'est refuser d'etre cataloguée de salope sous pretexte qu'on aime le sexe, ou de connasse frigide sous pretexte qu'on y trouve pas de satisfaction.
C'est une multitude de combats, comme par exemple le soutient à la cause LGBT, ou contre le racisme, parce que l'égalité, ça marche pour tout le monde. Et ce sont des combats que chacun mène comme il veut, en discutant avec ses amis, en postant sur internet, en taguant les murs, en manifestant dans la rue (à poil ou pas ^^), etc. Tous les niveaux existent.
Froz, remontée.
Septembre
C'est la rentrée, c'est la pluie, la déprime, la grippe... donc, j'ai décidé de guérir ça comme je peux, avec mon propre calendrier 2011-2012, et son cortège d'acteurs improbables. J'ai du être inspirée par le début de la coupe du monde de Rugby...
SEPTEMBRE - THOM HOFFMAN
Alors, comme ça à priori, vous me dites "c'est qui celui là ?". Et je n'ai rien de bien glorieux à vous répondre, puisqu'il a 54 ans et qu'il est néerlandais. Ouais, je sais, ça calme. Sauf qu'avec Omnia, Paul Verhoeven, Within Temptation, Epica et la bière, c'est un des trucs qui pourraient me faire aimer les Pays-Bas, sisi.
Verhoeven, parlons-en, puisqu'il joue dans au moins deux de ses films, Blackbook (si vous ne l'avez pas vu, courez-y, ne serait-ce que pour Carice Van Houten, future Melisandre dans Game of Thrones, qui joue très bien. Mais surtout parce que c'est un film super, tordu et haletant comme il faut, et une vision un peu moins manichéenne de la seconde guerre mondiale, et de la resistance, que ce qu'on a l'habitude de voir), et De vierde man (le Quatrième homme). Celui la je le cherche avec assiduité depuis que je sais que mon nouveau chouchou, alors tout jeune (26 ans) y joue des scènes gays a pleurer de rire dans les chaumieres (le pelotage en règle dans un tombeau, un jour de pluie, en marcel moulant. Oui médème. Non, non, ce n'est pas un porno des années 80, mais ça pourrait.)
Voila, donc pour ajouter aux qualités de cet homme, qui manque de me faire tomber à la renverse à chaque fois qu'il bouge ou prononce un mot sur un écran (en néerlandais, rirart, même pas peur !) et que j'ai envie de kidnapper dès qu'il sourit, il est en plus photographe autodidacte. Mais son site est en rade, alors je peux pas juger, mais [objectivité ON]je suis sure que c'est très bien[Objectivité OFF].
Allez, deux néerlandais pour le prix d'un :
Froz, décidément gérontophile, qui reviendra en novembre avec un russe ou un polonais...
Update post-visionnage de De vierde Man, à deux heures du mat' et avec une grippe : a moins d'aimer les films de série Z, n'y allez pas. Ce n'est pas mauvais en soi, mais c'est un peu décevant, très classique. Le seul interêt de l'histoire, un triangle amoureux avec tous les sommets qui s'envoient en l'air ensembles, est finalement très peu traité, et le personnage principal, genre écrivain egoisto-mordbido-catholico-gay est absolument détestable. Le coté fantastique de la chose (sorcière ou pas sorcière ? coupable ou pas ?) est traité par dessus la cheville, et expedié en fin de film sans laisser de vrai envie de questionement au spectateur. Bref, un peu plus fun qu'un téléfilm allemand sur fr2, mais pas de quoi sauter au plafond. Sauf pour Thom. Et encore, je le préfère un peu plus cuit.
Ceci dit, je ne serais pas honnête si je ne disais pas qu'on y retrouve bien Verhoeven, son gout pour la provoc gratuite, le nu frontal, les belles blondes, le sexe sexy, les personnages troubles et les situations qui le sont encore plus.
Tatouage ou mode ?
Permettez moi de m'insurger, encore et toujours, contre la (les) vision(s) du tatouage par la société. A l'origine de ce coup de gueule, un article d'une bêtise abyssale qui m'a acceuillie ce matin en allumant l'ordi :
MSN : Le tatouage, votre nouvel accessoire beauté (sic)
Ce non-article qui a du prendre deux minutes et demies à monter proclame :
Tattoo or not tattoo ? Si les stars et top models les plus glamour y ont succombé, vous n'avez plus de raison de résister à la tentation ! Mais attention, un tatouage, c'est pour la vie. Alors avant de vous lancer, réfléchissez. Quel est l'emplacement idéal pour se faire tatouer ? Quelles options tatoo s'offrent à vous ? Voici quelques conseils en images !
Bon, déjà je passe sur le "si les people le font, go ma fille !". Perso, je me sens pas plus attirée par la coke , les détournements d'argent les sex-tape sous pretexte que les "stars" s'y adonnent parfois (et en plus, je pense que je n'ai pas les même idoles que tout le monde, mais bon, ça c'est très personnel).
Le reste de l'article est une succession de photos qui vous montrent les tatouages de people hypes en disant "ce qu'ils font c'est trooooooooop cool, vous pouvez copier !". La palme revient au commentaire sous la photo de Kate Moss :
"Le top arbore une petite ancre marine sur son avant-bras et prouve une fois de plus son haut degré de hypitude. L'ancre est en effet au cœur de la tendance, côté tatouage."
Ouais, et à une époque c'était troooop tendance d'avoir un tribal fait au rouleau de peinture au dessus des fesses. Maintenant, j'ai une copine (tatouée) qui appelle ça le "tribal levrette". Grande classe.
On peut aussi lire des choses du genre " Un tatouage décalé et très personnel [...]. Une idée que l'on pourrait peut-être s'approprier...". Euh, personnel ? S'approprier ? Y'a pas comme un hic ?
De temps en temps, il y a un semi-conseil caché dans une mare de n'imp : "la peau du pied est fine et fragile, ça fait mal" "l'avantage du dos, c'est que ça se déforme moins si vous prenez 14 kilos", mais globalement, c'est du vent avec du vent.
La palme revient néanmoins aux commentaires. Certains essayent de défendre le tatouage comme quelque chose de personnel, comme un gout et une décision que chacun prend ou ne prend pas, mais on trouve quand même des trucs horribles. Je vous laisse aller voir, mais sachez que pelle-mêle, vous y trouverez : "le corps humain est sacré, on ne marque que les animaux", "y'a que les prolos qui se tatouent, on en voit plein dans certaines villes", le classique "et quand elles auront 50 ou 60 ans elles auront l'air fines !" (ce à quoi j'ai envie de répondre une phrase qu'a un jour écrite une tatouée sur un forum : "je préfere etre vielle, moche et décorée que juste vieille et moche, merci" et mon préféré, qui meriterait que le monsieur soit mis en taule : "La Derniere Fois Que C'Etait Utile C'Etait Pendant La Derniere Guerre Mondiale Pour Marquer Les Prisonniers.........." (je vous l'ai copié tel quel, pour ne pas en trahir l'essence...). Oui, monsieur, pour mieux les envoyer crever aux travaux forcés.
Bref, je vois que la vision du tatouage evolue assez lentement, et surtout le tatouage pour les FEMMES. Pour les hommes, c'est accepté, mais pour une femme on voit encore ça comme vulgaire. Alors, en tant que tatouée (depuis un an et demi), et me considérant comme la tatouée "lambda" (je n'ai qu'un tatouage,, pas spécialement petit mais pas gigantesque, j'en aurais peut-être un autre mais seulement dans quelques années, et je suis en minorité parmis mes amis), j'ai envie de donner quelques conseils qui découlent de ma propre expérience.
- Réflechir longtemps à ce qu'on veut, à ce que ça signifiera pour nous. L'emplacement et le motif sont intimement liés, et doivent être envisagés ensemble, car on ne se fait pas la même forme sur l'avant bras, sur la cheville ou entre les omoplates. Je déconseille de regarder les catalogues chez les tatoueurs, il vaut mieux partir d'une idée générale (je voulais "un chat sur une lune" "au milieu du dos" le truc assez classique quoi) et en discuter avec son tatoueur, qui, s'il est un minimum pro, elaborera le motif avec vous, a partir de ce que vous lui dessinerez-expliquerez-ramenerez. Si vous pouvez dessiner vous-même votre motif, ou le faire faire par un ami, c'est encore mieux, et sera encore plus personnel. J'ai dessiné la forme exacte du croissant de lune, assez pleine, une amie à dessiné un petit chat noir qui dort dedans - je n'avais pas du tout imaginé ça comme ça, mais ça s'est imposé comme une évidence -, et j'ai vu pour le faire habiller par des motifs végétaux par le tatoueur.
Au final, ce tatouage est exactement ce que je voulais. Je l'ai fait dans un moment de crise personnelle, et il m'a aidé à reprendre le contrôle. De mon corps, et symboliquement de ma personnalité : le chat, la lune et les végétaux sont des symboles féminins et de fertilité très forts, auxquels je m'identifie. C'est idiot dit comme ça, mais ce qui compte c'est ce que ça signifie pour vous et ce que ça vous apporte a un moment de votre vie, pas si ça fait bien a raconter après. Si pour vous, un papillon sur l'épaule, un dauphin sur la hanche ont une vraie signification, alors n'hésitez pas, même si ce sont des motifs qui semblent très répandus et très banals. En revanche, si vous trouvez ça cool d'avoir une araignée sur le poignet, et que ça fait deux jours que vous y pensez, je vous conseille d'attendre un peu et de réfléchir plus longuement. Idem si le chapelet sur le pied façon Nicole Richie vous tente : vous avez vraiment envie d'être le 1400ème a arborer ce symbole ? Moi, je n'aimerais vraiment, vraiment pas que quelqu'un d'autre ai le même tattoo que moi. C'est trop personnel.
Il suffit de taper "tatouage chapelet pied star" (ou equivalent) dans gogole, pour se rendre compte du nombre de gamines qui se font le même...
Evidement, le fait qu'un tatouage soit définitif doit entrer en ligne de compte. J'ai failli ne pas aller à mon premier rendez-vous, tellement je flippais de faire quelque chose d'aussi irréversible. C'est normal, et c'est à vous de voir.
- Choisir l'endroit (ça va avec le point précédent, mais je détaille pour les inconvénients liés aux emplacements).
Un détail trivial mais non négligeable : penser aux inconvénients liés a votre travail ou à votre futur travail. Dans certaines professions, afficher des toiles d'araignées et des têtes de mort (meme si c'est en hommage à votre papa hardeux) sur ses avants-bras, c'est un vrai frein à l'embauche. Si vous travaillez, ou risquez de travailler, dans des métiers un peu stricts, mieux vaut penser à quelque chose de discret, et de facilement dissimulable. Le dos, le ventre, les jambes, meme les pieds (à condition de ne pas porter trop d'escarpins ouverts pour les filles). La nuque, les avants-bras, les poignets, les mains et bien sur le visage sont plus difficile à assumer. Pensez-y : on se fait souvent tatouer avant d'avoir vraiment commencé sa vie professionelle. Ce qui est cool en université peut être un vrai problème en entreprise après. Ou pour enseigner le calcul a des CM1 (le pb, c'est pas les enfants, c'est leurs parents !)
Est-ce que ça fait mal ? Sans aller jusqu'à répondre ce que les puristes disent, à savoir "si tu as peur d'avoir mal, laisse tomber", oui, ça fait mal. Ca dépend des endroits, et des gens. Certains ont super mal dans le haut du dos (moi j'ai juste un peu serré les dents quand les vibrations ont atteint ma colonne vertebrale), d'autres pas. Le ventre et les flancs sont ceci dit plus sensibles, de même que le pied et les poignets. Mais ça fait toujours mal de se faire tatouer. La douleur est très supportable, et au fur et à mesure le corps libere des endorphines, ca devient donc presque agreable - je dis ça, j'ai du expliquer à mon tatoueur que tant que l'aiguille etait dans ma peau je ne pouvais pas respirer, donc qu'on allait faire ça par tranches d'une minute. Oui, il s'est foutu de moi.
Mais ça, c'est pour les petites pieces. Pour les grandes pieces (plus de 50cm2, avec beaucoup de détails) et la couleur, c'est plus long, plus de séances, et donc plus douloureux car le corps s'épuise. Prevoyez un copain/une maman/un grand frère prévenant qui vous attendra avec un gros plat de spaghettis à l'arrivée.
Dans tous les cas, c'est pas pire qu'une épilation du maillot. Moins douloureux, mais plus long.
Y'a des endroits plus risqués que d'autres ? Risqués pour la santé, non. En revanche, les endroits ou la peau peut se déformer avec la prise de poids et/ou les grossesses dans le cas des femmes, sont a envisager avec prudence. Le ventre, la poitrine, l'aine, les fesses (enlevez la poitrine pour les hommes) sont des endroits susceptibles de beaucoup changer au cours de la vie, et donc de déformer le tatouage qui sera dessus.
- Choisir son tatoueur. Si vous avez des amis tatoués qui ont des tatouages dont le style vous plait, pourquoi ne pas leur demander l'adresse de leur tatoueur ? Sinon, fouillez sur internet, regardez les styles, demandez conseils aux internautes (dont les motifs sont personnels et vous plaisent, encore une fois). N'hésitez pas à en voir plusieurs, à revenir plusieurs fois, à demander un devis. En général, les tatoueurs qui vous dessinent un motif refusent de vous le donner si vous ne le faites pas chez eux (vous pouvez le voir, mais pas partir avec) ce qui est assez logique, ils n'ont pas envie de se faire piquer leur boulot par le concurrent qui n'aura plus qu'a copier. N'hésitez pas à demander 150 000 retouches jusqu'à ce que le motif vous plaise - le tatoueur fera la gueule, mais c'est son métier. En revanche, s'il vous dit "non, ça, ça va pas rendre, c'est trop petit et ça va se brouiller en un an", ecoutez le, car il sait ce qu'il fait. Un tatouage se floute un peu avec le temps... Moi j'ai du renoncer aux moustaches du chat.
Le mieux, c'est de bien vous entendre avec votre tatoueur, vous allez quand même passer au moins deux heures avec lui enfermés dans un box désinfecté, alors...
Parfois, c'est un milieu un peu étrange dans lequel on rentre, mais même s'ils sont un peu critiques sur les autres clients - "pfff, les mecs c'est des chochottes, il faut faire des pauses toutes les 5 minutes" ; "Elle voulait une étoile dans le cou, et point barre, pffff !" c'est généralement parce qu'eux en ont beaucoup plus l'habitude que leurs clients qui viennent pour la première fois...
- Ca coute cher ?
Euh, oui. Plus sur Paris qu'en province, et d'autant plus cher que le tatoueur est un pro avec lequel vous aurez élaboré un motif unique. Pour un truc de 10cm sur 10, j'en ai eu pour 200 euros (mais mon tatoueur était spécialement cher, je m'en suis rendue compte après coup. Une amie en a eu pour 150, pas le meme travail mais même taille et avec de la couleur en plus, chez un autre). Mais, en gros, comptez entre 150 et 300 euros pour un truc moyen, dans les 85 pour un petit, et budget illimité pour une piece geante, genre dos ou manchette entière. Demandez un devis, et généralement on vous demandera un accompte si vous acceptez. Et si on vous dit "entre 150 et 200", ne vous leurrez pas, ça veut dire 200 ^^.
- C'est chiant à entretenir ?
Euh, oui. Au début, en tout cas, après, pas plus que n'importe quelle autre partie de votre peau. Lorsque vous sortez de la première séance, vous avez la peau sensible, échauffée. Le tatoueur vous a tartiné de crème grasse et d'un film plastique. En rentrant, il faut le rincer à l'eau et remettre une couche de pommade (on conseille souvent la Bépanthène), et laisser le tatouage le plus à l'air possible, ou sous un vêtement en coton léger (pas de synthétique). Après, il faut le laver une fois par jour au savon doux., et mettre de la pommade trois fois/jour Détails glamours : les premiers jours vous rejetez de l'encre, adieu draps et vêtements blancs, et après ça gratte. Youuuhouu, tout ça pendant deux semaines. Sans parler des contorsions pour appliquer la pommade aux intercours, dans les toilettes de la fac, le t-shirt par dessus la tête *véridique*.
Après, vous retournez chez le tatoueur pour les rectifications et retouches (en fonction de ce que vous avez rejeté comme encre) et c'est repartit pour deux semaines. Evidement, si votre pièce necessite plusieurs séances, vous multipliez, hahaha.
Après, heureusement, vous êtes tranquille, un peu de creme hydratante de temps en temps et basta. La peau est cicatrisée et pas plus sensible qu'ailleurs. En revanche attention au SOLEIL, votre ennemi (et celui de votre tattoo) : protegez bien l'endroit tatoué, parce qu'en plus d'un cancer (que vous risquez de partout) le soleil fait palir l'encre. Et à 200 euros, vous avouerez que c'est dommage qu'il ne dure que 5 ans.
Pourquoi il ne faut jamais redécouvrir un groupe
Je m'explique. Comme chaque été depuis trois ans déjà, je vais ruiner mes baskets, mes pieds et mes tympans au Sziget Festival à Budapest, histoire de crier mon amour inconditionnel à Mika, Placebo, Within Temptation, Kasabian et 30 seconds to mars (que voulez vous, je suis une fille...). Et cette année, donc, il se trouve qu'un groupe dont j'étais gentiment fan quand j'avais 14 ans passait : Kaiser Chiefs. J'y vais donc en trainant un peu les pieds, genre "non mais moi je veux voir Jared Leto hurler THIS IS WAR".
On arrive quelques temps après le début du concert. Et la, je me suis prise une GROSSE claque. Parceque KC, sur scène, c'est ça :
http://www.youtube.com/watch?v=BTV3Lp-dfFQ
Et que ça déchire sa mémé. La deuxieme découverte (outre, donc, que Kaiser Chiefs, c'est bien), c'est la métamorphose du chanteur. Avant, Ricky Wilson, c'était ça :
Ou éventuellement, selon une tendance qu'il a toujours et qui consite à "fais l'amûuur à la caméra, chéri, c'est bien mon chou, encorrre" (avec l'accent de Pablo, le photographe gay) :

Je reconnais qu'il y avait du potentiel, mais allez savoir pourquoi, ça m'avait pas frappée à l'époque...
Quelle ne fut donc pas ma surprise, de découvrir, presque 7 ans plus tard, que ce charmant jeune homme pas tout à fait cuit s'était changé en très charmant homme débordant d'énergie sur scène. Les anglais blonds aux yeux bleus qui courent partout, c'est mon truc, que voulez-vous.
(et la, croyez le ou pas, mais je n'arrive pas à trouver des photos du cru 2011, ce garçon ayant tendance à faire des tronches pas possibles en permanence. Faudra donc me croire sur paroles et regarder eventuellement les clips de Man on Mars et Little Shocks.)
Ce qui m'amène à la partie moins fangirl de cet article, maintenant que j'ai trouvé une excuse pour poster trois photos de mon crush #45778999, c'est à dire leur musique. Kaiser Chiefs, pour moi, c'était surtout des chansaons à faire "nanananana" ou à scander "Oh my god I can't believe it" en fermant les yeux, sans trop faire gaffe aux paroles. Ma chanson préférée reste quand même Ruby, dont le refrain présente une richesse de vocabulaire rarement égalée :
Ruby, Ruby, Ruby, Ruby
Do ya, do ya, do ya, do ya
Know what ya doing, doing to me?
Ruby, Ruby, Ruby, Ruby
Certes, la suite est un poil plus évoluée :
Due to lack of interest tomorrow is canceled
Let the clocks be reset and the pendulums held
que je me répète de temps à autres et que j'aimerais chanter à mes profs quand ils me collent trois exposés le même jour. L'avant dernier album des Kaiser Chiefs m'avait échappé (Off with their heads, pourtant, avec un titre pareil...) et après écoute, je ne trouve pas qu'il pète trois pattes à un phénix asmathique, malgré quelques bons morceaux. Les deux premiers quand à eux sont trop anciens pour que j'en parle, en plsu tout le monde les connait. Leur petit dernier, en revanche, vaut qu'on s'y arrête. Déjà, il s'appelle The future is medieval, et sachez qu'à partir de maintenant, je veux que ça devienne la devise de ma fac.
Cet album a un peu fait parler de lui, parce que les Kaiser Chiefs ont mis en ligne 20 titres et ont demandé à leurs fans de creer leur propre version en choisissant 10 titres, et paf, tu recois ton album perso. Ce principe à été quelque peu critiqué ("ils pouvaient pas choisir tout seuls ces grands garçons ?" et autres "mouais, ça fera pas oublier qu'ils font de la merde" => je rigole pas, j'ai vraiment lu ça !), et je ne reviendrais pas dessus (à part que je trouve ça cool mais que je veux les 20 titres moué !). Une version "officielle" avec 13 titres a par ailleurs été mise en vente depuis.
La critique de la BBC (pourtant, pour que je ne sois pas d'accord avec la BBC, faut y aller) est en demi-teinte, une non-critique plutot négative (que vous pouvez lire ICI), c'est pourquoi je me sens obligée de défendre cet album que j'aime bien. Mais avant tout, si j'avais du faire mon propre album, voici les chansons que j'aurais choisies (par ordre de préférence, pas par ordre ideal découte).
1. Out of focus
2. Man on Mars
3. My place is here
4. Coming up for air
4bis. I dare you
5. Heard it break
6. Child of the Jago
7. Little Shocks
8. Cousin in the bronx
9. Can't mind my own buisness
10. Starts with nothing
Certes, le principal problème de l'album apparait dès la première écoute : rien ne ressort, à part peut-être le deuxième single, Man on Mars, qui a des passages de clavier à tomber par terre. En revanche, la ou je ne suis pas d'accord avec la BBC, c'est sur le manque de cohérence de ce qui serait un "non-album". Au niveau de l'ambiance générale, déjà, tout est beaucoup plus sombre, beaucoup plus electronique, au point de rappeller parfois la new wave (Out of focus, ou Heard it break, un violent mélange avec des accents de rap dans la diction). Chaque morceau a un air beaucoup plus travaillé que sur les précédents albums, ce qui donne d'ailleurs parfois un coté presque brouillon, mais plus mature aussi. Bon, ceci dit, s'ils veulent continuer à faire sauter les gens sur place pendant les concerts, c'est pas avec ça.
Une autre preuve que cet album est un tout, à part quelques trucs bizarres, c'est la cohérence entre Child of the Jago et Out of Focus, et aussi dans une moindre mesure My place is here. Ces trois morceaux appartiennent clairement à un même ensemble musical, avec des intros très semblables (pas dans le mauvais sens du terme), malgré des thèmes très différents, quoique tous plutot pas joyeux [euphémisme inside]. My place is here a part ailleurs un coté presque Coldplay que j'aime beaucoup (beaucoup, beaucoup).
Bref, c'est un album que j'aime beaucoup, beaucoup, surtout pour ces morceaux electro-doux-dépressifs, genre I dare you, Coming up for air et My place is here, qui n'ont rien à voir avec les premiers albums. Mon seul regret, c'est cette manie désagreable qu'a Ricky Wilson de cacher sa voix, qu'il a fort belle, derriere des remix un poil douteux. On ne l'entend que sur Little shocks, ou alors en live, et c'est dommage. En revanche, laisser les autres membres du groupe chanter (le batteur notamment, qui a un ou deux morceaux presque rien que pour lui) est une très bonne idée qui permet de varier.
Instant culture : c'est quoi un Jago ?
Je me suis posée la question en écoutant la chanson, et encore plus en écoutant attentivement les paroles, qui parlent de la noirceur de la ville, de la violence quotidienne qu'on y trouve, le tout noyé dans un grand bain de déprime brittone.
Alors, le titre de la chanson viendrait donc du roman "A child of the Jago" d'Arthur Morrisson, un journaliste criminaliste qui écrivait également des romans policiers à l'époque victorienne (surfant sur la vague Sherlock Holmes). Ce roman décrit le combat pour s'en sortir d'un fils de criminel dans les bas-fonds de Londres, de façon assez violente et réaliste. The Jago est un coin de la Londres victorienne que je n'ai pas réussi à situer.
Sinon, Child of the Jago, c'est une marque british de fringues retro pour hommes , qui fait des trucs très chouettes.
Froz, qui ne se réadapte pas à la vie quotidienne et veut retourner passer sa vie sur les festivals...
Magic is all around
... I feel it in my fingers
I feel it in my toes
Magic is all around
And so the feeling grows...
Pardon. Jeudi, je suis allée à Pierrefonds, admirer la *hem* restauration de Viollet-Le-Duc.
Mais, il faut être totalement honnête : j'étais surtout là pour le tournage de la saison 4 de Merlin (Merlin, j'en parlais déjà là, là et là). Avec Mrs. McAvoy, nous avons donc pris un train à un horaire que la décence m'interdit de mentionner, pour arriver congelées dans le grand nord, c'est à dire Compiègne. A partir de là, après avoir combattus les loups et les Marcheurs Blancs, nous avons été rejoints par deux amis qui presentaient l'immense avantage d'avoir une voiture, et en route !
Intermède : "Comment on va à Pierrefonds d'ici ?" "Je sais pas, je pense qu'il faut d'abord sortir de la ville." "Ah, je prends direction hotel Ibis ou CROUS, alors ?"
Nous arrivons donc à Pierrefonds après moult péripéties. A ce stade, je suis déjà en train de cracher mes poumons et je me demande si je vais survivre à la journée. Il est 10h du matin. Sur le chemin nous avons croisé l'homme qui allait devenir culte malgré lui :
Bob le Jardinier, alias Herbe Man. Faut dire qu'il nous acceuillies avec un "vaut mieux pas trop se coller à moi, huhu" des plus impromptus. Je sais qu'il disait ça parce qu'il etait couvert d'herbe coupée, mais tout de même...
Ensuite, une petite visite du chateau s'imposait (pour une raison qui m'échappe toujours, on a réussi à la faire exactement dans le sens inverse de ce qui était préconisé, ça doit venir du fait qu'on voulait absolument rentrer par THE escalier : )
Puis, ce fut un peu comme d'emmener des mômes à disney (sauf que la on s'était amenés tous seuls) :
Je vais crier un coup, traverser la salle de bal/du trône en glissant sur les fesses, et je reviens, hein.

Froid ? Moche ? Mais non, c'est une impression...
Après cet intermède bucolique (et après avoir fait 12 fois le tour du chateau, par la rue, par le parc, par dessus les barrières - et après avoir failli déceder vingt fois, dans mon cas, angine carabinée oblige) - pour essayer d'atteindre le petit village en contreplaqué qui acceuillait le tournage, nous sommes retounés vers la cour du chateau. Et là...
Je n'ai pas osé avouer que j'avais spotté Bradley James à 300m, j'ai preferé dire "Oh, un blond en armure, mais qui cela peut-il bien être ?". On garde sa dignité comme on peut, hein....
On le savait déjà, car Mrs. McAvoy avait eu du courage pour 4 et avait demandé à un très gentil technicien quand le tournage aurait lieu, mais là ça se concrétisait : la prochaine scène serait tournée dans la cour. Nous nous sommes donc installés confortablement sur un muret, en gloussant un peu et en faisant chauffer les appareils photos (sauf VLU, qui n'a pas cedé aux sirènes du fangirlisme...).
Angel Coulby en tenue de combat

Des chevaliers, des chevaliers, encore des chevaliers... L'infarctus de l'oeil est proche...
Entre les fans et les touristes (et l'équipe, et les acteurs, et les figurants), il y a du monde, mais pas autant que je l'aurais cru. J'ai lu beaucoup de comptes-rendus qui se plaignaient de l'incivilité des
spectateurs qui ne respectent pas les acteurs... ce jour la, ça ne m'a pas frappé. Bien sur, il y avait un couple de petits vieux qui voulaient absolument rentrer par l'escalier d'ou Arthur et Gwen faisaient leur entrée, et ne comprenaient pas pourquoi il fallait attendre. Bien sur, j'étais la premiere a prendre photo sur photo (mais de loin : j'ai un zoom, je le rentabilise), et bien sur y'avait une ou deux fans au premier rang qui faisaient leurs interessantes de façon un peu trop appuyé pour ne pas être ridicule. Mais à part ça, j'ai trouvé que ça se passait plutot bien.
Bon, ça c'était les répétitions, maintenant il est temps de passer aux choses sérieuses. Bradley enlève ses Ray Ban (et non pas sa chemise, pour une fois), d'autres figurants arrivent...
... on installe des fleurs sur des trépieds douteux, et c'est parti pour les choses sérieuses !

Enfin presque. LES RAY BAN ON A DIT !
Donc, le topo du jour, qu'a longuement repeté sur tous les tons possibles une des membres de l'équipe pour motiver les figurants moroses, c'était : "Vous êtes souriants, vous êtes heureux, votre roi s'est choisit une reine, VOUS ETES HEU-REUX !". Voui madaaaaame.
Moi, en revanche, j'étais moyennement heureuse d'entendre confirmer la dispartion d'Uther-mon-amour. Heureusement, j'avais une brochette de chevaliers pour me consoler :

Bon, en revanche là j'ai une angine, donc je prends vos pigeons voyageurs et on se rappelle, ok ?
Pendant ce temps, Arthur et Gwen en sont à leur 250ème descente de marches...
Quand soudain, à l'autre bout de la cour, apparait une jolie brune flanquée d'un cameraman et d'un preneur de son a qui elle a l'air d'expliquer la vie :
Katie McGrath, sans doute en plein making of. Comme elle n'était pas en train de travailler à proprement parler, certains sont allez lui parler/lui demander des autographes. Moi je n'ai pas osé, me cachant derrière un faible "jevoudraispasladéranger".
En revanche, ma bienséance (et ma timidité, surtout) s'arrêtent des qu'on me met un appareil photo entre les mains. Florilège :
Si ça peut vous rassurer, OUI J'AI HONTE. Mais Katie n'est pas la seule à avoir souffert de ma capacité à appuyer sur le declencheur au mauvais moment :
And last but not least :
Pour contrer le mauvais sort, voici donc des photos moins moches, histoire de vous décrisper la rétine :
Voila, puis il a fallu repartir. Moralité de cette journée : si vous avez une angine, n'esperez pas qu'elle passe en allant vous trimballer dans le froid pendant 10h, je paye très cher cet apercu BBCiesque...
PS :
Meetic : apprendre à haïr le genre humain
Que les choses soient claire : je suis quelqu'un de gentil. J'ai foi en l'humanité, je pense que les gens sont foncièrement bons et que tout le monde à droit à l'amour.
Et après, je me suis inscrite sur meetic. Comme tout le monde, "pour tester". D'autant plus pour tester que j'ai du mal à imaginer pouvoir trouver mieux que l'homme que j'ai actuellement, et que d'ailleurs j'en ai pas l'intention. Disons que c'était pour tenir compagnie à une amie qui le faisait serieusement, elle. Après tout, une autre de mes amies y avait trouvé un mec bien, donc pourquoi pas ? Je soutenais donc activement amie n°1, malgré ses cris de desespoirs en mode "ptaiiiin y'a que des nuuuls", lui disant de perseverer, tout ça.
Je suis une fille, j'ai donc accès à une bonne partie des fonctionalités gratuitement. J'ai été honnête avec mon profil : vraie photo de moi, description exacte (non, je ne fais pas 1m70 et 45kg...), accroche me correspondant (à base de series anglaises, de pâtes à la crème et de fantasy) et un peu originale. Détail rigolo : a partir du moment ou j'ai mis mon accroche personnalisée, j'ai eu deux fois moins de messages que quand j'avais la photo seule : une personalité trop spéciale, ça ne marche donc pas super...
Puis j'ai attendu (j'ai fait quelques recherches, comme ça, pour le fun, personne ne m'a accroché l'oeil ou le cerveau...) mais en revanche j'ai recu 5 mails, 19 flashs (c'est un peu comme les "poke" sur facebook : ça ne sert a rien, à part a dire a quelqu'un qu'il nous plait de façon absolument impersonnelle) et 7 invitations à tchatter. En moins d'une journée. Sur le lot, un seul type qui pourrait eventuellement me plaire si je n'étais pas difficile, un gros lourd insistant et au moins deux mecs qui font ça à la chaine, avec email copié-collé.
Puis, par curiosité, j'ai tapé "problème sur meetic" dans google. Et la, j'ai compris des choses.
1/ Les hommes doivent obligatoirement payer pour avoir accès aux fonctionalités. Certes, ça ne laisse que les plus motivés, mais aussi les plus desesperés.
2/ Ca ne surprendra personne, mais sur Meetic, la plupart des gens sont la pour pécho. C'est à dire pour coucher vite, facilement, sans se fatiguer. Encore une fois, c'est pas necessairement le haut du panier (même si c'est aussi ce que vous cherchez, vous pouvez avoir envie d'un plan cul avec de la conversation).
3/ Les hommes devellopent des stratégies pour draguer sur meetic. J'ai croisé des sites ignobles de requins aux dents longues amateurs de costards à 1000 euros, qui consomment les femmes comme les montres clinquantes... Et la, j'ai commenccé à haïr le genre humain.
Parce que ces types, tout ce qui les interesse c'est le physique. Et c'est inquietant, parce que je voulais vraiment, vraiment croire que quand je deviendrais moche (ce qui va m'arriver un jour, et plus tot que prévu, pour des raisons désagréables qui me donnent envie de me pendre quand j'y pense) il y aura toujours des hommes gentils et intelligents pour m'aimer parce que je suis inteligente et cultivée. Et maintenant je n'y crois plus, je pense que je vais finir ma vie seule avec mon chat, très malheureuse. Et j'en viens à penser ça alors que j'ai déjà rencontré deux hommes merveilleux qui correspondent à cette description. Sauf qu'ils ont tous les deux étés attirés par moi parce que je suis jolie. Pour l'instant.
Pour en revenir à Meetic, c'est un peu déprimant, parce que ça vous jette à la figure la médiocrité humaine par pages entières. Je sais qu'il existe des sites de rencontre spécialement pour "hauts revenus", pour que les gens de niveau social équivalent se reproduisent entre eux, mais ça me donne juste envie de vomir.
Non, moi je voudrais un meetic qui soit reservé uniquement aux geeks intelligents pas superficiels.
Ca me mène au coté normé des relations hommes-femmes. Un homme qui veut se faire relooker finira forcément en costard/chaussures pointues/bronzage du coin de la rue/dents blanches. Et une femme devra le trouver séduisant... beurk. Florilège de ce que les hommes mettent dans leurs annonces :
- Cherche jeune femme féminine et douce = cherche gonzesse pas trop compliquée, pas trop intelligente, pas trop affirmée, fringuée comme une pouffe (ou comme leur mère.)
- Cherche plutôt une relation sérieuse avec une fille pausée, gentille et attentionnée = cherche à pondre des mômes et à les laisser à la garde d'une femme qui sait aussi faire le ménage et la cuisine. Et les massages, pour quand je rentre du (vrai) boulot.
- JH aimant la vie cherche jolie JF pour en profiter à deux = j'ai pas baisé depuis que ma copine m'a plaqué, ça me stresse tellement que je n'arrive plus à écrire des mots entiers.
- Je m'estime trop pour me donner sexuellement les premiers temps ( ma part de féminité qui ressort sans doute) = je suis misogyne et je pense qu'il n'y a que les femmes qui font ça, donc je le dit pour les séduire.
- Recherche une muse littéraire ou artistique ayant déjà cueilli les fleurs dans le Pré de l'Asphodèle et qui n'a pas peur d'arpenter les méandres du Léthé à deux. Esprit terrien, s'abstenir. = CREEPY
- Clique pour découvrir mes chocolats ! = Ou pas...
A part ça, je souhaite beaucoup de chance et de courage aux gens inscrits sur meetic, mais moi je vais aller lire un bouquin en calinant mon chat. Parce que je veux vivre dans un conte de fée, et qu'à chaque fois je dois m'avouer que ce n'est pas possible.
Froz, qui va aller poser des bombes quelque part pour se défouler.
Un lien édifiant sur les pseudo-séducteurs (fouillez sur le reste du site si vous aimez souffrir).
Les geeks sont des bêtes de mode
.... je m'explique. Parfois (mais pas trop souvent hein !) je vais trainer sur des blogs de modeuses, et sur des sites que j'aurais honte de nommer (Grazia. Déjà, je l'achète pas, j'ai donc légèrement moins honte, mais alors, juste légèrement.) Des fois aussi, l'homme nous achète des trucs flippants pour rire à haute voix dans l'avion/le train, et faire flipper des cohortes de hongrois en vacances. Genre Glamour et Biba. Et j'ai découvert que, mes chères amies geek, nous sommes terriblement à la mode !
J'ai dit chères amies, parce que le geek mâle, dont j'ai connu plusieurs modèles, est tellement geek qu'il a, en gros, 8 t-shirts identiques, 5 pantalons identiques, une chemise noire et un manteau pour toute garde robe. Ca lui évite d'avoir trop à réfléchir quand il a la gueule de bois le matin, ou qu'il a joué à WOW toute la nuit.
Mais nous autres faibles femmes, nous avons tendance à cumuler les tares de geekette ET les tares de fashion victim. Sauf qu'au lieu de piocher notre look de l'hiver dans Vogue, on le pioche dans nos séries TV préférées. Eh bien figurez vous qu'en faisant ça, nous sommes les 3/4 du temps A LA POINTE DE LA MODE. Omagawd.
- Je commence par l'obvious, à savoir Mad Men et le look fifties.
Shtroumphette fait des crises de nerfs à chaque fois qu'elle trouve un article du genre "Belle en secrétaire 50's" ou qu'elle croise une robe en laine chez Zara, sous pretexte que ça s'adresse "à des pétasses superficielles qui n'ont jamais été capable de comprendre un épisode de Mad Men en entier, et que ça devient juste fashion". Et, je n'y étais guère sensible avant, mais figurez vous que ça commence à me pomper grave l'air aussi.
Et d'un coup, ce qui était complètement ringard il y a 6 mois devient terrrrrriiiiblement glamour :
Bizarrement, le style Peggy (comprenez globalement, couleurs mochasses et coupes vagues, a grands renforts de laine qui bouloche... bon, ok, je n'aime pas Peggy, je l'avoue.) a plus de succès que les jolies robes à jupons de Betty, et même que les robes crayons à la Joan. Sans doute parce que les premières sont assez difficiles à porter en toutes circonstances (enfin, moi, si, mais j'ai peur de rien) et que les secondes ne vont pas à grand monde (à moins de s'appeler Joan, quoi).
Et tout ça dans une espèce d'hysterie fashion qui sera jetée à la poubelle l'année prochaine. Ou est l'amour des beaux vêtements la dedans ?
Je ne résiste pas à vous mettre un exemple :
"Cette coupe met bien en valeur le corps de la femme avec sa taille très marquée. D'ailleurs, ce style emprunté au passé inspire du changement dans le monde de la mode : les mannequins utilisés pour les défilés de l'hiver , surtout d'inspiration rétro, ont un physique qui se rapproche enfin du commun des mortels." (www.grazia.fr)
La photo qui accompagne l'article. Ah, oui, le commun des mortels...
Dans un autre genre, si le coté fashion-rockabilly a son succès, le perfecto (accessoire de l'automne, 'tention !) et le bandana me filent de l'urticaire, personnellement...
Alors, comment rester complètement geek, ringard, et faire froncer le nez à toutes les modeuses qui ont 12cm de talons dans le c***, tout en se faisant un look inspiré 50's? Faire péter le too much.

Et ca, je vous assure qu'acune lectrice de Grazia n'osera.
Vous pouvez aussi faire le total look. La robe-gaine couleur chair (avec le soutif obus intégré, si vous trouvez, c'est encore mieux) ça vous donne un genre tout de suite.

(Moi je kiffe grave, mais je peu comprendre que ce ne soit pas le cas des gens qui ne partagent pas leur tête avec quelqu'un d'autre)
Les bas coutures reviennent à la mode aussi, et ne sont plus assimilés, au mieux au sexy-chic à la Chantal Tomass, au pire au trottoir - ce qui, cela dit en passant, dénote d'un manque de culture dramatique, c'est comme les portes-jaretelles, je vous jure qu'il y a des gens pour penser que c'est des accessoires de pute, pas quelque chose qui remonte à avant l'invention du dim-up...
- Ensuite, le look carrément XIXème, voir Steampunk.
J'ai été glacée d'effroi en découvrant que la montre à gousset revenait à la mode, dans la version Galliano à 1000 euros. Argh. Sans parler des robes longues, amples, des tailles empire.... et plus récement, de la robe droite 20's.
La solution ? Encore une fois, le too much. Trainez sur ebay .co.uk ou .com, rayon clothes, vintage "pre-1900"...
Le corset aussi, reprend des lettres de noblesse et n'est plus réservé à ceux que les bien-pensants appellent gothiques dégénérés, et qui se font traiter de sado-maso à tous les coins de rue. Ceci dit, les "corsets" des boutiques classiques n'ont généralement pas la moindre baleine en vue, des petites agraphes ridicules en guise de busc, alors ce n'est pas très difficile de s'en démarquer en se payant un vrai machin plein de baleines (en plastique pour le budget, en métal pour les puristes). A ce sujet, mon site fétiche. Et voilà, vous pouvez à nouveau vous faire regarder de travers par la modeuse de service, parce que VOUS, plus personne (hommes, femmes, canaris, aliens) n'arrive à vous regarder dans les yeux, alors qu'elle grommelle dans son coin qu'on pourrait remarquer l'effort qu'elle a fait pour assortir ses Annabel Winship avec son echarpe et son rouge à lèvres, et que son fond de teint cache admirablement la teinte verdâtre qu'elle se traîne depuis qu'elle ne mange que du bouillon depuis 2 mois pour mincir.
Finalement, pour celles qui sont tombées amoureuses du pull de Watson dans Sherlock.

(moi personnellement, c'est pas tellement le pull, plutot le hobbit en devenir qui est dedans...)
Bonne nouvelle ! le pull moche revient à la mode aussi ! Lisez cet article d'une profondeur inégalable. Voilà, vous savez maintenant que le ridicool c'est tendance, ça vous permet de ne pas être obligée (!!!) d'caheter du cachemire et ça vous libère des carcans de la mode. Watson, sauve-nous !
Car nous savons bien que ces pulls, on les a achetés parce qu'on pensant sincèrement qu'on aurait l'air cool, retro, voir carrément college anglais. Ou alors parce qu'on avait tout aussi sincèrement pas prévu que PUTAIN, en écosse en juillet, ben il caille sa mère.
Je dédie cet articles à toutes les geekettes à qui Life on Mars a fait beaucoup de mal vestimentairement parlant. Que la chemise pelle à tarte, la veste en cuir, le patte d'eph, les gilets d'Annie, les gants de Gene soit vos fidèles compagnons pour encore de longues années. Quand à moi, je vais m'acheter une Ford Cortina. MKIII.
Froz
PS : quelques sites et boutiques en ligne pour le vintage. Pour le plaisir des yeux et l'inspiration, why not ?
- Kiss me deadly, lingerie retro - j'adore leurs photos.
- What katie did, lingerie rétro
- Pinup girl clothing, gros centre de vêtements inspiration pinup, cher et bô mais certains modèles se retrouvent sur ebay
- Vintageous, des vrais robes vintage, les "formal and cocktail dresses" sont juste sublimes... et chères.
- Gentlemans emporium, Victorien et Steampunk - hors de prix, mais vaut le coup d'oeil
- Pour les corsets : Corsets-uk, qualité et prix corrects, surtout ceux avec baleines en métal, mais attention aux tailles !
- Et sinon, le royaume de la shoppeuse geek compulsive : EBAY !
- sur ebay.co.uk : y'a plus qu'a sélectionner l'era. Ou pour du neuf, essayez avec des mots clés un peu orientés, genre "pinup dress" "rockabilly dress" "pencil dress", "edwardian", "victorian", etc, etc.
- idem sur ebay.com























































